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karate

Le karaté

Histoire

On situe l’origine des méthodes de combat en Inde, il y a quelques cinq mille ans. Nées de l’observation d’animaux, ces techniques n’avaient guère de ressemblance avec le karaté actuel. Il est dit que Bodai Daruma (Bodhidharma), un moine bouddhiste indien, après un long voyage, demanda asile aux moines du monastère de Shaolin, en Chine vers l’an 520 après J.C. Voyant ses disciples s’épuiser lors des longues méditations. Il conclut que la recherche de l’illumination par le zen ne devait pas se faire au détriment du corps, mais plutôt par l’union du corps et de l’esprit.

Il enseignera donc à ses disciples une série d’exercices physiques destinés à renforcer le corps. Cette méthode d’entraînement basée sur la respiration et sur des techniques de combats à poings nus ou avec des bâton, se diffusera plus tard en Chine sous le nom de Kenpō, littéralement la méthode des poings et vint enrichir progressivement l’art du poing chinois. Cette boxe, connue depuis la plus haute antiquité, comprenait de nombreux styles différents. Au fur et à mesure des siècles, les apports extérieurs vinrent influencer les développements de ces méthodes anciennes.

 

Le Karaté prend ses origines à Okinawa, principale île de l’archipel des Ryu-Kyu, au sud du Japon. Point de rencontre traditionnel des cultures chinoise et japonaise, les techniques du Kempo chinois se diffusèrent sur l’île et Okinawa devint l’endroit ou naquit la forme définitive du combat à mains nues. Occupée par les japonais, l’île se vit interdire par décret, en 1429, l’emploi des armes , ce qui obligea les habitants à mettre au point des méthodes particulièrement efficace de combat en se servant uniquement de leurs poings, de leurs pieds et aussi d’instruments de travail ce qui deviendra par la suite le Kobudo. Ainsi par exemple, le fléau à riz donnera le célèbre Nunchaku.

Au final, avec l’apport du kempo chinois, dont la connaissance était favorisée par l’importance croissante des voyages, un mélange de Tô-de, des formes locales de combat ou encore importées d’ailleurs, finit par donner naissance à la méthode appelée Okinawa-te, qui se développera suivant trois styles de base : shuri-te, Naha-te et Tomari-te. De la ressortiront les écoles suivantes : celles de Miyagi Chojun fondateur du Goju-ryu, de Mabuni Kenwa père du Shito-ryu, de Otsuka Hironori fondateur du Wado-ryu, de Nagamine Soshin un des pères du style Shorin-ryu et de Funakoshi Gichin qui créa la Shotokan-ryu. En 1902, le gouvernement d’Okinawa introduit l’Okinawa-te dans les écoles secondaires. Itosu Yasutstune devient le premier instructeur. Par la suite, plusieurs maîtres iront enseigner leur art martial hors de l’île. Funakoshi fut un de ceux-là.

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Le Maître Gichin Funakoshi, en tant que président de la Okinawa Shobukai, une association de karaté, fut convié en mai 1922 par le ministère de l’Éducation à prendre part à une démonstration, agréée par le gouvernement nippon, organisée à Tokyo. Cette démonstration mettait en scène les arts martiaux traditionnels du pays, parmi lesquels le karaté. Pour satisfaire les requêtes de nombreux individus, il s’installa alors dans la capitale et y travailler à vulgariser son art martial. Le Karate Shotokan fut officiellement reconnu en 1939. Après le décès de Gichin Funakoshi en 1957, le fils de Gichin FUNAKOSHI, Yoshitaka, accéléra l’évolution en inventant de nouvelles techniques et de nouvelles formes d’entraînement. D’autres experts d’Okinawa tentèrent leur chance au Japon et s’employèrent à promouvoir leur vision personnelle de l’OKINAWA-TÉ. De cette concurrence naquirent d’autres styles.

 

Le code moral

En mettant en avant le code d’honneur du bushido, le karaté devient plus un art de vivre qu’un simple sport et tend vers la maîtrise du corps mais aussi de l’esprit. Le « Bushido » qui est en fait historiquement le code d’honneur du samouraï a inspiré le code moral des pratiquants d’art martial et notamment du Karatéka :

  • LE COURAGE (Yu)

Force morale face aux épreuves, au danger et à la souffrance. Force d’âme qui pousse à faire respecter ce qui nous paraît juste, et qui nous permet, malgré nos peurs et nos craintes, d’affronter    toutes les épreuves. La bravoure, l’ardeur et surtout la volonté sont les supports de ce courage.

  • L’AMITIE (SHINSETSU), la BIENVEILLANCE

Sentiment humain qui unifie les groupes Elle nous pousse à l’entraide, à être attentif à notre prochain et à notre environnement, à être respectueux de la vie.

  • LA SINCÉRITÉ (SEIJITSU ou MAKOTO)

Qualité d’une personne qui s’exprime sans déguiser ses émotions et ses pensées. La fidélité nécessite la sincérité dans les paroles et dans les actes.

  • L’HONNEUR (MEIYO)

Devoir de respecter ses paroles et ses engagements. Faire preuve de dignité morale. Il s’agit de la qualité essentielle. Nul ne peut se prétendre Budoka  s’il n’a pas une conduite honorable. Du sens de l’honneur découlent toutes les autres vertus.

  • LA MODESTIE (KEN)

Qualité d’une personne modérée dans l’appréciation qu’elle a d’elle même. Savoir être humble, exempt d’orgueil et de vanité, sans faux-semblant est le seul garant de la modestie.

  • LE CONTRÔLE DE SOI (SEIGYO)

Capacité à rester calme et lucie quand monte la colère. Elle doit être la qualité essentielle de toute ceinture noire. Il représente la possibilité de maîtriser nos sentiments, nos pulsions et de contrôler notre instinct. C’est l’un des principaux objectifs de la pratique du Karaté-Do, car il conditionne toute notre efficacité.

  • LA POLITESSE (SONCHOO)

Ensemble de règles de savoir-vivre en société et de courtoisie envers les autres. La droiture engendre le respect à l’égard des autres et de la part des autres. La politesse est l’expression de ce respect dû à autrui quelles que soient ses qualités, ses faiblesses ou sa position sociale. Le respect est le premier devoir d’un Budoka car il permet d’éviter de nombreuses querelles et conflits.

  • L’HUMILITE (KEN)

Attitude par laquelle on ne se met pas au dessus des autres. La bonté et la bienveillance ne peuvent s’exprimer sincèrement sans modération dans l’appréciation de soi–même.

 

Le karaté Shotokan

Le shōtōkan, comme les autres arts martiaux, est traditionnellement divisé en trois parties : le kihon ou « fondements », le kumite, et le kata*(formes ou modèles des mouvements).

KIHON 基本 (Fondement, base) Les « kihon » sont des mouvements exécutés seul et en ligne dans des aller-retour sur le tatami.

KUMITE » signifie : « combat » en japonais. Il existe plusieurs sortes de KUMITE dont les principales sont le Kihon Ippon-kumite, combat avec une attaque annoncée et Jiu-Kumité, combat libre avec le maximum de techniques classées.

Le KATA (qui signifie « forme ») est un enchaînement codifié et structuré de techniques, représentant un combat contre plusieurs assaillants virtuels attaquant de manière conjointe

Les techniques de shōtōkan dans le kihon et les kata sont caractérisées par des positions profondes et longues qui fournissent la stabilité, des mouvements puissants et des positions renforçant les jambes. La force et la puissance sont souvent démontrées au moyen de mouvements plus lents et plus retenus. Les techniques de kumite (en combat) reflètent ces positions et mouvements à un niveau moins élevé, et sont davantage « libres » et flexibles.

Funakoshi considérait que les arts martiaux traditionnels (tels que le sumo, le jujitsu et le kenjutsu) concentraient trop leurs formes sur le combat, et il a voulu rendre le shōtōkan moins axé sur le combat et plus sur la santé, la respiration, la libération d’énergie ainsi que la maîtrise du corps et de l’esprit. Pour Funakoshi, « le but réel du Karaté n’est pas la victoire, mais le perfectionnement du caractère ».

 

 

Sources : FF Karaté – Wikipédia